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CAUSA SUI

La guerre des moutons

About the project

Au cœur du massif montagneux des Vosges, une jeune femme vit avec son père dans une bergerie située loin de tout. Un matin, leur troupeau de brebis meurt mystérieusement. Incapable de supporter ce malheur, le père sombre peu à peu dans la paranoïa.

En tant que bons vosgiens, l’idée de créer Causa Sui est née d’une envie de faire un film sur la bête des Vosges.

En reprenant à notre compte ce mythe des années 1970, notre but n’est pas seulement d’en faire un film d’horreur, mais de parler en filigrane d’un sujet de société assez peu connu : les traumatismes que subissent réellement les éleveurs face à la perte de leur troupeau.

Souhaité par les écologistes, le loup a été réintroduit dans nos régions. Les bergers subissent de plus en plus d’attaques, ce qui a tendance à les exaspérer. Pire, le nouveau « Plan loup », signé par le gouvernement en février 2018, ne satisfait ni les écologistes, ni les bergers.

Il y a donc dans Causa Sui un remarquable concentré des contradictions auxquelles notre époque est confrontée. 

Causa Sui repose sur une ambiance et un univers sombres. Mais attention, pas de peur facile, pas de jump scare ou de monstre en 3D.

Non.

Nous voulons que la peur et l’angoisse vous enveloppent comme un épais duvet, que vous ayez pleinement conscience de la frayeur qui vous cerne et que vous n’ayez qu’une seule envie : aller plus loin dans l’obscurité !

L’image, le son, les costumes ainsi que les décors sont des éléments extrêmement importants que nous soignerons au mieux pour aider à poser cette ambiance. 

Si le massif montagneux des Vosges est un environnement naturel très austère, rude et isolé, nous souhaitons malgré tout venir le mettre en valeur à travers de longs plans contemplatifs. Ce paysage Vosgien, le mieux à même de venir caractériser d’un point de vue extérieur la psychologie des personnages, présente aussi l’avantage de n’avoir été que trop rarement filmé au cinéma.

En extérieur comme en intérieur, nous chercherons à jouer sur les ombres pour camoufler une partie du décor à nos personnages, qui eux devront être normalement éclairés, et ce, dans l’idée d’obtenir une image très contrastée. Très influencé par les travaux du photographe Grégory Crewdson, nous imaginons réaliser des séquences en plans larges et fixes, baignés d’une lumière triste, légèrement bleutée et tout-à-fait fantasmatique.

Enfin, grâce à l’utilisation de prises de vues amples et à grande profondeur de champ nous désirons rendre compte de la petitesse des protagonistes, lesquels plient peu à peu sous le poids de l’immensité d’un désespoir dont la cause leur échappe totalement.

PRISE DE VUES 

(Travaux de recherches photographiques réalisés par Quentin Richard et Pauline Borasci (modèle))

Les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour préserver les troupeaux domestiques des attaques de loup. Le plan loup 2018-2023, qui vient d’être adopté, constitue le quatrième plan national d’actions sur le sujet. Néanmoins, deux mesures convoquent de nombreux débats.

D’abord, la mise sous conditions des indemnisations est refusée en bloc par le monde agricole. Suite à une attaque, les éleveurs sont dorénavant obligés de mettre en œuvre des mesures de protection. Chiens, clôtures ou regroupement nocturne des bêtes, gardiennage ou surveillance du berger : les éleveurs doivent avoir mis en place au moins deux de ces parades pour être dédommagés de la perte d’une ou de plusieurs brebis.

Ensuite, les éleveurs souhaitent que le préjudice psychologique lié à une attaque soit pris en compte dans l’indemnisation. A ce jour, seul le coût de la perte d’un animal est assuré. Or, pour un éleveur, ce coût psychologique est loin d’être négligeable. Il existe, en effet, un lien fort qui unit l’éleveur à ses bêtes. Lorsque ce lien vient à se rompre cela peut entrainer des cas de dépression pouvant aller jusqu’au de suicide.

Sans être didactique, Causa Sui, cherche à puiser le fondement de son histoire dans cette actualité.

 

QUELQUES TEMOIGNAGES

Guillaume Millot, éleveur à Rollainville (Vosges)

" Le matin, c'est toujours la surprise, on ne sait pas si on va retrouver des cadavres ou des blessés"

Témoignage vidéo – Octobre 2018 : ICI

 

Brigitte Muret, bergère des Rives (Hérault)

"J'ai vu le loup à 30 mètres de moi, j'ai cru que j'allais finir comme mes brebis"

Témoignage complet – Juin 2017 : ICI

 

Jocelyne Porcher, sociologue et zootechnicienne

Les animaux d’élevage ne sont pas si bêtes, Emission France Culture du 18 Aout 2018.

« Il y a beaucoup d’éleveurs qui se bougent par rapport à cette histoire de loup, c’est une souffrance éthique énorme, qui peut conduire au suicide, ou à abandonner le métier. C’est quelque chose de terrible qu’il faut prendre en compte urgemment ».

 

Petite interview avec Olivier de la Bergerie de Straiture

 

 

OLIVIA VANPOPERYNGHE EST LEA

N’étant pas descendante de Molière ou de qui que ce soit ayant transcendé le monde de l’acting, Olivia a décidé de construire son avenir en tant que comédienne à l’âge de 20 ans en quittant sa douce Normandie pour un nouveau monde.

A Paris elle suit une formation de deux ans au Cours Florent, c’est là qu’elle prend progressivement son envol pour devenir aujourd’hui une jeune comédienne pleine de talent qui évolue aussi bien au théâtre qu’au cinéma.

Touchée par le sujet du film elle rejoindra une association de défense des animaux sauvages pour consacrer sa vie à la protection du loup.

 

DENIS HUBLEUR EST DIDIER

Didier n’est pas berger mais comédien professionnel depuis plus de vingt-cinq ans. Il débute au Conservatoire de région de Besançon avant de rejoindre une école expérimentale : « La Traite des Planches ». Les années suivantes il suit une formation de trois ans au Centre Dramatique National de Dijon où il complète ses acquis avec des spectacles, de longs stages professionnels ainsi que de nombreuses rencontres.

À ce jour, Denis a à son actif plus de quatre-vingt spectacles de théâtres avec des compagnies reconnues telles que « Cie Humbert », « Cie L’Artifice », « Faction Mauricette aux œillets », « Théâtre à Cru », « Cie L’Oreille Interne », « Cie Caméléon » …

Touche à tout il joue aussi bien dans les centres dramatiques nationaux que dans les petites salles, la rue, en France, en Angleterre…

Depuis peu il s’intéresse au cinéma où il joue dans plusieurs films de fiction. Avec Causa Sui, il tombera éperdument amoureux des beaux Ballons des Vosges et investira dans une ferme pour se lancer dans l’élevage de brebis.

What are the funds for?

La production de ce court-métrage est relativement ambitieuse. 

Nous avons déjà réuni un budget de notre côté, mais celui-ci n’est pas suffisant pour atteindre la qualité que nous souhaitons pour ce projet. 

En effet, des costumes, des décors, des maquillages et des accessoires sont essentiels pour permettre une bonne immersion et une belle mise en scène. 

 

About the project owner

Quentin est né en 1989 avec succès. Problème, c’était à Epinal dans les Vosges. Après avoir créé une secte dans son lycée, fait un peu de prison, et réalisé des vidéos sur internet qui n’ont fait rire personne, il est devenu juriste en droit de la propriété intellectuelle. Depuis il est journaliste.

Pour sa première fiction Quentin a choisi de mettre en scène l’action du film dans un environnement familier qui lui permet de renouer avec son enfance. Parce que grandir dans les Vosges, en fait, c’était pas si mal que ça.

En faisant un don pour le projet !

Mais si ce n'est pas possible, un moyen tout aussi efficace est de parler du projet autour de vous,  et de partager le lien Ulule !

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